GSMA se penche sur le cas d’EcoCash au Zimbabwe






Paiement mobile au Zimbabwe

L’association GSMA a récemment publié un rapport sur la solution de paiement mobile EcoCash lancé au Zimbabwe en septembre 2011.

Intitulé « Comment EcoCash modifie le paysage financier au Zimbabwe « , le document parle de la stratégie menée par la société Econet pour implanter la solution dans le pays.

Le paiement mobile a tout pour prospérer en Afrique. Si les observateurs n’ont d’yeux que pour le m-Pesa de Safaricom ces derniers temps, d’autres solutions sont présentes sur le continent.

C’est le cas d’EcoCash que Econet Wireless a lancé au Zimbabwe il y a deux ans. La GSMA s’est ainsi penchée sur ce service qui connait un franc succès dans le pays.

Les chiffres

Les statistiques en disent long sur le succès de la solution.

D’après les chiffres de la société, EcoCash est aujourd’hui utilisé par 31 % de la population adulte, un nombre d’abonnés qui dépasse déjà celui des clients de la banque du Zimbabwe

Avec plus d’un million de comptes actifs, 200 millions de dollars de transaction passent par la plateforme par mois. Sur une base annuelle, cela représente 22 % du PIB du pays.

La campagne de promotion de la solution s’est beaucoup appuyée sur une stratégie de proximité qui consiste à approcher les gens directement dans la rue. Selon le rapport GSMA, 75 % des abonnés proviennent de cette technique avec une moyenne de 25 à 30 nouveaux clients par jour. Pour récompenser les nouveaux venus, Econet a dépensé jusqu’ici plus de 2 millions de dollars de crédit.

Par ailleurs, EcoCash enregistre quelque 200 clients par mois à travers sur les 5 banques intégrées. Ces abonnés transfèrent en moyenne 145 dollars par mois entre leur compte bancaire et leur portefeuille EcoCash.

La stratégie Econet

Toutefois, malgré ce grand nombre d’utilisateurs, Econet ne s’attend pas à ce que EcoCash ne se retrouve à l’équilibre que trois ans après son lancement à cause d’une faible marge perçue pour favoriser le déploiement de la solution auprès de la population.

La société mise beaucoup sur l’envergure du projet pour récupérer son investissement

Ainsi, elle entend s’appuyer sur un écosystème vaste et rentable construit autour des banques et des détaillants. Les transferts P2P ne sont donc qu’une première étape vers un objectif plus important : devenir le principal système de paiement au Zimbabwe pour toute la population, bancarisée ou non.

Le rapport comporte des informations sur les défis auxquels est confrontée la société Econet dans ses efforts pour rendre le paiement instinctif auprès des gens. C’est le cas notamment des détaillants qui peuvent se demander l’intérêt de faire appel à cette solution alors que celle-ci nécessite le paiement d’une taxe sur chaque transaction.

 




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