PayPal continue sa lutte contre le piratage






Il ne s’agit pas ici d’une lutte proprement dite, mais d’un désengagement effectué par cette filiale d’eBay qui ne veut plus être sollicitée pour une quelconque contrefaçon d’œuvres culturelles.

Après une refonte de ses règles générales l’été dernier, PayPal s’attaque maintenant aux sites de partage privés qui font des transactions de fichiers illégaux.

Il s’agit pour elle de ne plus servir à financer le téléchargement illicite qui n’est pas pour autant gratuit, car les administrateurs y quémandent parfois des dons.

Partage illicite de fichiers ?

Le libre service est un mot qui qualifie bien les transactions sur internet concernant le partage de fichiers.

Les trackers privés ou semi-privés, les administrateurs de forums de discussion et le concept P2P sont très utilisés en ligne, car ils permettent de télécharger facilement un fichier quel qu’en soit le contenu.

Le P2P ou peer to peer consiste à partager un fichier avec d’autres utilisateurs de la plateforme afin de pouvoir en télécharger d’autres en retour. Un système détourné par les « leechers » qui se contentent de télécharger sans en laisser la contrepartie.

Les trackers deviennent alors exigeants et font payer indirectement les utilisateurs par des dons effectués généralement via un compte PayPal avant de profiter du partage. Cependant, ces derniers peuvent bien contenir des œuvres culturelles avec droit d’auteur qui n’est pas respecté ni par les administrateurs ni par les utilisateurs.

C’est dans ce sens que PayPal a voulu ré-établir d’autres règles en complément de celles déjà fixées l’été dernier. Cette filiale d’eBay préfère se retirer de ce genre de transaction illicite en contrôlant et bloquant certains de ses services de paiement

Transparence au niveau des échanges

Le leader du paiement en ligne demande actuellement aux trackers de lui fournir l’accès aux transactions effectuées via BitTorrent. Son objectif est de pouvoir annuler le téléchargement d’un contenu contrefait ou même de le supprimer avec des outils fournis par les administrateurs. Cela s’étend même vers le contrôle des fichiers illégaux accessibles via un outil de recherche interne proposé par les vendeurs (administrateurs et trackers).

PayPal impose ainsi aux administrateurs de lui donner feu vert pour la surveillance de tous leurs services : les actions qu’ils entreprennent par rapport à un téléchargement ou un contenu illicite doivent par exemple être communiquées au fournisseur de paiement. L’accès aux fichiers contrefaits doit être interdit par l’administrateur et il doit tout signaler à PayPal dans les 24 heures ouvrables

Le géant du paiement en ligne impose même aux vendeurs de lui donner la possibilité de bloquer leur compte en cas de transactions illégales en le stipulant dans ses nouvelles conditions générales. Les membres des services de partage ne pourront plus financer la plateforme « via PayPal » quand il s’agit de téléchargement illicite.

Les trackers trouvent d’autres issues

Les pressions de PayPal peuvent être contournées en changeant de moyen de paiement, mais les autres systèmes sont moins utilisés et moins populaires auprès des utilisateurs des plateformes de partage de fichiers. Les trackers peuvent également jouer double en lançant un service de partage de fichiers non suspects bien exploitables via PayPal.

Cela va servir à financer les autres plateformes qui continueront de proposer le partage de tous les types de contenu

Un concept qui ne va sans doute pas s’éterniser, car les initiatives de la filiale d’eBay ne sont pas isolées. D’autres entités soutiennent sa manifestation, notamment le gouvernement, les éditeurs de carte de crédit et des établissements bancaires qui luttent également contre le financement du piratage.

 




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