Un point sur le paiement mobile en France






Avec l’essor de la technologie mobile, le paiement mobile est promis à un brillant avenir.

Paiement mobile

En France, si les initiatives allant dans ce sens se multiplient, on ne peut en dire autant sur les usages au niveau des consommateurs.

Les start-up montrent l’exemple

Le cabinet d’étude Gartner a prédit dans un récent rapport que le paiement mobile va connaître une croissance annuelle de 42% dans les trois années à venir. Ainsi, si le marché a pesé 171 milliards de dollars en 2012, il atteindrait 617 milliards à l’horizon 2016. De la même manière, le nombre de mobinautes ayant effectué des paiements depuis leur mobile passerait de 212 millions à 448 millions.

En France, le secteur est porté par les initiatives des start-up dans le genre Skimm, Lemon Way ou encore Square dont le système a été depuis repris par iZettle ou encore mPowa

Toutefois, les géants du secteur commencent à montrer le bout de leur nez avec notamment Paypal qui projette de lancer sa solution Paypal Here sur le Vieux continent.

Dans cette optique, MasterCard entend proposer son portefeuille électronique MarterPass au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie et en France. Idem pour Visa dont la solution V.me devrait être disponible en Hexagone en collaboration avec la Banque Populaire et Caisse d’Epargne à partir de la rentrée prochaine. Parlant de la BPCE, cette banque a lancé l’année dernière son application S-Money qui permet d’effectuer à la fois des achats en ligne et des achats de proximité.

La grande distribution a aussi pris la mesure du paiement mobile à l’image du groupe Auchan qui a proposé son application Flash’n Play. Articulé autour du QR Code, ce système permet de régler des achats en magasin depuis un mobile.

Les utilisateurs en retard

Si la France semble être assez fournie en solutions de paiement mobile, les usages ne suivent pas.

Pour Guillaume Charmant de la start-up Syspay, il faut chercher du côté de la législation pour en trouver la cause. En effet, il est encore impossible en Europe d’effectuer des transactions sur mobile comme aux Etats-Unis où on ne demande juste qu’un code PIN pour confirmer un paiement

De son côté, Alexandre Richegude, fondateur de la start-up Flashiz, évoque le manque de valeur ajoutée dans les services disponibles en France. En effet, avec un taux de bancarisation élevé, il est devenu difficile pour les nouveaux systèmes de s’imposer dans le pays. Richegude préconise alors le développement des coupons de fidélité ou des programmes de fidélité pour séduire les consommateurs.

 




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