Le m-commerce réservé à un bel avenir






Quand plus de 90 % des Français possèdent un téléphone portable, les commerçants n’ont pas perdu de temps pour exploiter ce créneau. De nombreuses applications permettent effectivement d’investir dans le m-commerce, cela s’avère être une alternative à l’e-commerce et au shopping traditionnel.

Une enquête de Xerfi-Precepta en novembre a néanmoins révélé que d’autres facettes de ce secteur ne sont pas encore exploitées par les m-marchands.

Le développement concernant l’expérience d’achat ne cesse pourtant de se croitre à l’image des moyens de paiement.

Les statistiques

L’étude de Xerfi-Precepta concerne le m-commerce et est basée sur une question ; « quelles stratégies mobiles pour conquérir et fidéliser des consommateurs nomades ? » Le secteur ne représente que 0,4 % des dépenses moyennes par ménage et 7% du commerce en ligne. Des proportions moindres, mais en perpétuelle évolution, car les 2 milliards projetés cette année devraient atteindre 5 milliards d’euros en 2015.

Le panier moyen a baissé entre 2010 et 2012, mais la tendance devrait se stabiliser entre 2013 et 2015.

Du côté des prestataires, la croissance est au rendez-vous entre 2011 et 2012. Le nombre d’applications pour Androïd a triplé, le nombre de sites marchands mobiles a doublé. Cet intérêt grandissant tant par les consommateurs que par les prestataires n’est cependant pas suffisant selon les résultats de l’enquête, car d’autres ouvertures semblent encore oubliées, inexploitées ou mal exploitées.

Des habitudes pas encore matures

Selon les chiffres et constatations des experts de Xerfi-Precepta, le potentiel de la mobilité n’est pas encore très exploité par les commerçants, les consommateurs suivent ce rythme.

Les statistiques démontrées par l’étude n’ont en fait recensé que des achats qui ne profitent pas complètement de la mobilité, et qui concernent surtout le mode sédentaire. Les acheteurs mobiles, malgré leurs appellations, n’ont encore fait leurs courses depuis leur téléphone qu’à la maison ou qu’au bureau, malgré les autres possibilités qu’offrent ces technologies.

Ces consommateurs ne seraient donc que ceux qui prolongent sur leur téléphone ou leur tablette leurs achats faits sur leur ordinateur.

Des habitudes qui n’ont alors rien d’une augmentation de la consommation, car cela n’enlève qu’une petite partie du marché du m-commerce. Les analystes de Xerfi-Precepta ont alors conclu un mal engagement des prestataires qui ne proposent pas des réelles conditions d’achat « mobile » telles qu’elles devraient l’être.

Des modes de paiement mobile

On assiste aujourd’hui à plusieurs défis dans le paiement mobile, notamment la technologie NFC, la biométrie, le paiement par SMS et les traditionnels QR codes.

Ces possibilités sont certes très innovantes et intéressent de plus en plus de prestataires, mais il reste à conquérir vraiment les consommateurs. Parmi elles, le micropaiement par SMS est celui qui a le plus de succès, car la facilité d’usage, le coût moins cher et la sécurité séduisent les consommateurs.

Bien que la NFC soit une technologie digne de notre ère, la complexité des démarches, le coût faramineux et l’information mal passée aux acheteurs constitue de vrais freins pour son développement. Seule une petite partie des consommateurs, dotée d’applications compatibles, comprend le potentiel et les avantages du m commerce.

Enfin, la règlementation encore floue concernant le système biométrique et la sécurité sont aussi des obstacles majeurs.

 




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