L’e-commerce des produits de luxe s’intéresse à l’Asie






Les grandes marques en Asie

Le marché du luxe n’a pas encore vraiment trouvé sa place dans l’e-commerce à cause des risques de contrefaçon et de fraude.

Les acteurs du domaine proposent bien un site web, mais les vérifications physiques des articles priment encore.

 

 

L’émergence de nouveaux cyberacheteurs comme les Asiatiques et le potentiel grandissant du commerce en ligne intriguent pourtant les marques de luxe qui reconsidèrent alors leur point de vue en s’attaquant au virtuel.

A la conquête des zones économiques plus fiables

La crise se fait de plus en plus sentir, même dans les continents développés comme l’Europe ou les Etats-Unis. Une réalité qui poussent les acteurs du marché de luxe à exploiter d’autres niches.

Les pays asiatiques, surtout la Chine avec ses 1,3 milliards d’habitants sont alors dans la ligne de mire de ces marques malgré quelques obstacles majeurs

Les cyberacheteurs asiatiques sont aussi plus jeunes que ceux dans les pays matures pour les articles de luxe, ce qui augmente la potentialité de ce marché, car cette catégorie de consommateur est hautement technophile. C’est une grande ouverture pour l’e-commerce et le m-commerce sur les Smartphones et tablettes.

Par ailleurs, l’influence des réseaux sociaux est plus présente en Chine notamment avec Weibo, QQ ou encore enRen malgré l’interdiction d’utiliser Twitter et Facebook. Des créneaux supplémentaires pour communiquer les nouvelles collections et les nouveautés afin de gagner du terrain. Enfin, c’est surtout le haut niveau de revenu de la classe moyenne asiatique qui fait de ce pays une terre de prédiléction pour le marché en ligne du luxe.

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

L’offre et la demande dans tous les secteurs progressent plus rapidement en Asie que dans le reste du monde

Les 6% de croissance moyenne de 2012 à 2015 dans le domaine de la consommation et de la distribution n’ont jamais trouvé d’égaux en Europe ni en Amérique du Nord. La progression constante du nombre d’internautes chinois donne par ailleurs un grand souffle à l’e-commerce asiatique avec 550 millions de personnes et une projection de 700 millions pour 2015.

Ces chiffres ne représentent pourtant qu’un petit montant dépensé en ligne, car le panier moyen en Chine vaut encore 5% de celui des américains. Tout ceci donne une grande marge de manœuvre pour les e-commerçants pour élargir leur part de marché dans ce pays.

Pour les acteurs du marché de luxe, le potentiel se maintient, car les Asiatiques demandent ce genre de produits autant que les européens et les américains

La Chine détient les 6% de la consommation mondiale en termes de produits de luxe en 2010, le Japon a dépensé 22 milliards de dollars contre 5,7 milliards de dollars seulement pour la Russie. Les opportunités du marché oriental ne cessent d’augmenter, mais encore faut-il que les marques de luxe puissent franchir les obstacles culturels et technologiques de ce pays.

Un Great Firewall représenté en partie par les réticences au niveau des moyens de paiement barre encore la route des e-commerçants du luxe. En effet, le paiement à la livraison est encore la solution la plus appréciée en Asie.

Quoi qu’il en soit, si les investisseurs entreprennent dans ce pays les mêmes démarches de sensibilisation et de vulgarisation pour les paiements alternatifs que dans les pays matures, il est fort probable que la barrière s’ouvrirait progressivement

 




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