Digicash fait ses dents






Digicash fait son apparition sur le marché du paiement par téléphone mobile en s’appuyant sur sa simplicité et sa fiabilité, mais aussi sur la BCEE et son réseau de 175000 clients connectés sur S-net.

Digicash se lance dans le paiement mobileLe paiement électronique est né de la connexion des téléphones portables à internet. Il a été introduit par les SMS payants.

Ce service a vu le jour en 2004 grâce à Mike Sergonne et Raoul Mulheims, par le canal de Nvision dont ils sont les fondateurs. Il consistait à vendre du contenu pour téléphones mobiles payés par SMS au Luxembourg, c’est le micropaiement.

 

Aujourd’hui la société Mpulse, qui est active depuis 2006, est leader du marché du micropaiement au Luxembourg avec 350 000 transactions par mois, ce qui représente 80% des parts du marché. C’est une activité répandue en France depuis 2 ans.

Le paiement mobile bancaire

Les fondateurs de Nvision et de Mpulse sont conscients de la concurrence du marché. Il fallait donc innover avec un autre type de paiement mobile, car la barre des paiements mobiles ne dépasse pas 9%, tandis que les parts des opérateurs demeure en hausse, avec une utilisation accentuée de Smartphones.

Le paiement mobile bancaire se distingue des autres modes de paiement grâce à la confiance obtenue des banques. Leur expertise et leur capacité managériale sont une garantie de fiabilité du payeur vis-à-vis des commerçants et peuvent mieux gérer les flux financiers.

C’est un moyen de paiement simple. Pour effectuer des achats au supermarché, il suffit de télécharger l’application iPhone ou Android directement sur son portable, scanner le code QR du supermarché et valider le montant affiché sur le mobile en entrant son code PIN. La transaction entre le client et le supermarché est faite et chacun reçoit une confirmation de paiement.

A la différence du récent FlashlZ qui utilise également le QR code et fonctionne avec un compte spécifique, Digicash opère sans argent physique. La transaction est gérée par la banque, c’est plus confortable que de recharger une carte prépayée. Cela a été expérimenté avec la carte Minicash et les résultats en France et en Belgique n’en disent pas mieux.

Déjà une soixantaine d’enseignes

La BCEE a adopté la solution Digicash et compte, selon Gilbert Ernst, le directeur, près de 175 000 clients connectés sur S-net qui est le service de banque électronique de la Spuerkeess.

De plus, un rapport de Capgemini prévoit une croissance des paiements mobiles de 50% tous les ans. C’est une bonne nouvelle pour les banques qui pourraient  bénéficier de la réduction des charges grâce à une baisse des virements papier et des retraits.

La BCEE a déjà convaincu une soixantaine de ses pairs et des enseignes de grande distribution, d’assurance, de téléphonie et de restauration d’adopter Digicash avant même son lancement officiel. Il présente divers tarifs. Pour une transaction de moins de 20 euros, le commerçant est facturé à 7 centimes, 1,55 % du montant pour une transaction de plus de 20 euros et 70 centimes par facture pour les professionnels. C’est approximativement les mêmes chiffres qu’avec le paiement classique.

 




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