Les achats par téléphone portable demeurent très peu adoptés






Le commerce électronique ou e-commerce est en explosion en France et dans le monde, ce qui est étayé par la dernière enquête réalisée par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance qui note une croissance de plus de 20% au 3e trimestre 2012.

Les Français utilisent moins le système du M-commerceCette croissance favorise de fait la promotion du commerce mobile ou M-commerce. Le paiement sur téléphone mobile a été adopté par les français, même s’il n’est pas encore très répandu. Les acteurs du marché comme Eric Gontier, directeur général de Buyster, espéraient une extension plus rapide.

On finira par s’habituer avec le temps

Les commerçants et leurs clients manifestent peu d’enthousiasme envers le M-commerce. Selon les Echos, ils ne sont guère convaincus des « solutions innovantes ». Eric Gontier est loin de partager cet avis, il est plutôt optimiste en faisant référence au marché nord-américain où le M-commerce connaît un énorme succès. Pour lui, il n’est pas nécessaire d’avancer des chiffres car cela peut prêter à confusion.

Une chose est sûre, les Français finiront par l’adopter avec le temps et on parlera également d’explosion

Olivier Binet, directeur du développement de PayPal, leader du marché, affiche également son optimisme. Selon lui, même si on peut noter un retard au démarrage du concept, il regorge un immense potentiel déjà estimé à 45 millions d’euros en 2012, lequel potentiel entraînera un boom en France.

Il ressort de la dernière enquête du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) que la proportion des Français ayant acheté via leur téléphone portable a doublé en 2 ans.

Pour Eric Gontier, le M-commerce complète l’e-commerce pour plusieurs raisons :

  • Il est plus pratique que la carte de crédit
  • On peut acheter de partout sans forcément sortir, etc.

Ce marché connaît aujourd’hui des difficultés à cause d’un manque de visibilité.

On connait moins les M-commerçants et leurs services

Le manque de succès du M-commerce est dû au fait que ses acteurs comme PayPal, Buyster, Paybox, Quickso, Atos, LemonWay, ou Ogone aussi bien que leurs différents services sont inconnus des consommateurs.
Concrètement, il y a 3 façons de faire des courses avec son téléphone portable :

  • Une carte bancaire

C’est le même processus qu’avec un ordinateur. Il suffit que le téléphone dispose d’une application conséquente. Les intermédiaires sont Atos, Paybox, Ogone, etc.

  • Un wallet (portefeuille électronique)

C’est un porte-monnaie virtuel qui consiste pour l’utilisateur à créer un compte sur le site internet de PayPal et enregistrer ses coordonnées bancaires, son numéro de carte bleue, etc. Pour tout achat et une fois le compte validé par Paypal, il suffit d’entrer son adresse e-mail et un mot de passe. C’est une solution simple, rapide et ergonomique.

C’est pratiquement le même service que propose Buyster à la différence du numéro de téléphone qui remplace l’adresse e-mail. De plus, on achète par SMS à partir de tout téléphone portable.

  • Une borne NFC (Near Field Communication)

A la différence des moyens de paiement cités plus haut, la borne NFC ne s’applique pas à la vente à distance. Elle est destinée à la vente physique pour la rendre plus simple et plus rapide.

On préfère la carte bancaire

Malgré les innovations apportées par le M-commerce, les Français restent attachés à la carte bancaire. Ils craignent la fraude et les arnaques de l’e-commerce , car pour eux, il n’y a pas de sécurité.

Eric Gontier pense que la carte bancaire n’est pas exempt de fraude, c’est simplement l’habitude qui garde les consommateurs scotchés à la carte bleue.

Pas de succès sans sécurité

Le M-commerce est parti pour relever un grand défi, celui de conquérir les Français. Le chiffre d’affaires annuel prévisionnel est d’au moins 5 milliards d’euros.

Pour y arriver, il faudra davantage sécuriser le système comme l’a fait PayPal, afin de barrer la route aux fraudeurs. C’est le seul moyen d’inciter les Français à l’adopter, au risque de les laisser préférer leurs modes de paiement traditionnels comme la carte bancaire, etc.

 




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